Une jardinière autosuffisante 2


Vous manquez d’espace, pourtant vous souhaitez avoir quelques fruits et légumes à portée de mains et sans faire trop d’efforts ? La jardinière autosuffisante peut vous apporter la solution.

Wicking bed Jardinière autosuffisante

Jardinière autosuffisante

Encore appelé « Wicking bed », il s’agit d’un bac comprenant tous les éléments dont les plantes ont besoin pour vivre. C’est un système de culture en jardinière (éventuellement mobile, si vous le souhaitez), donc « hors-sol », et pouvant être autosuffisant en nutriments et en eau (avec un arrosage limité).

Comment procéder ?

Pour construire une jardinière autosuffisante, soit vous récupérez un contenant étanche, soit vous en fabriquez un, en rajoutant un trop-plein (sous forme de robinet) en bas de l’un des côtés.

A l’intérieur, il s’agit de mettre tout d’abord une couche drainante composée de graviers ou petits cailloux.

Un tuyau percé sera posé sur l’ensemble de la longueur de la jardinière pour permettre de faire passer l’eau par capillarité. Ce tuyau remontera à la verticale pour dépasser un peu de la jardinière car c’est lui qui accueillera l’eau. Il est possible de connecter le tuyau avec une gouttière pour qu’il recueille directement l’eau de pluie du toit.

Par-dessus, il s’agit de remettre une couche drainante, puis un géotextile au-dessus. Un tuyau assez large (ou une bouteille ouverte sur le fond peut-être mise à la verticale et servira à accueillir les nutriments pour réaliser un vermicompost.

Enfin, il suffit de mettre de la terre, avec un paillage (encore appelé mulch) par-dessus, jusqu’en haut de la jardinière (sauf dans les deux tuyaux, bien entendu) et de planter les végétaux dedans. Ces plantes devront être associées afin d’optimiser au maximum les apports en nutriments et les défenses contre quelconques maladies ou ravageurs.

Wicking Bed

Vue en coupe d’une jardinière autosuffisante

Il est possible de connecter plusieurs jardinières autosuffisantes entre elles.

Idéales pour les petits espaces :

Les jardinières autosuffisantes sont idéales pour les milieux urbains et les endroits où le sol fertile n’est plus accessible (balcon, terrasse, patio, etc.). Elles permettent également aux personnes à mobilité réduite de jardiner et sont un très bon outil pédagogique, rassemblant l’ensemble des éléments d’un jardin dans un espace réduit.

Voici un exemple d’association de plantes, toutes comestibles, dans une jardinière autosuffisante de 40 cm sur 30 cm :

• La tomate repousse de nombreux parasites ;
• Le basilic améliore la saveur et stimule la croissance des tomates. Il éloigne aussi les insectes ;
• L’œillet d’Inde repousse les nématodes et les insectes (altises, pucerons) ;
• Le persil améliore le goût de la tomate ;
• La capucine protège des pucerons ;
• L’épinard sert d’engrais vert et assure une bonne couverture du sol, évitant ainsi la pousse d’herbes indésirables.

Alors bon jardinage !

Sophie

PS : Et pour ceux qui veulent jardiner avec la Lune, un article y est justement consacré : Et si vous jardiniez avec la Lune ?


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2 commentaires sur “Une jardinière autosuffisante

    • Sophie NICOLAS

      Bonjour Mathieu,

      Dans une jardinière autosuffisante, il est possible de placer un petit composteur au milieu de la jardinière. Si la jardinière n’est pas d’une dimension trop importante, ce composteur peut être réalisé, par exemple, avec une bouteille en plastique dont on a supprimé le fond et le goulot et dans laquelle on a fait des trous sur le côté. Au-dessus du géotextile de la jardinière, on met un peu de terre, puis on place la bouteille. Tout en la tenant en place, on rajoute de la terre tout autour. On met quelques vers de terre dans la terre. Ensuite, bien que de moindre dimension, comme pour un composteur, on met du brun (bouts de cartons, journaux, etc.) et du vert (épluchures de fruits et légumes, etc.) dans la bouteille. Les vers de terre passeront par le dessous et les côtés de la bouteille se trouvant dans la terre et décomposeront la matière comme dans un composteur classique. Ils permettront ainsi d’apporter des nutriments à la terre de la jardinière autosuffisante.