La permaculture : pas seulement dans nos jardins


Concept holistique, la permaculture peut s’appliquer à tous les domaines de la vie quotidienne. Et donc, pas seulement à la maison. Chaque espace vert, chaque immeuble, peut être optimisé et devenir plus respectueux en s’inspirant de la nature. Aux Etats-Unis, beaucoup se sont déjà mis au « corporate garden » : des jardins partagés au bureau. A Paris, certains chefs cultivent leurs légumes sur les toits. Il est donc temps d’inviter la permaculture… partout !

Des effets sur le bien-être :

permaculture espace vert potager travailL’ espace vert au travail peut être bien plus que purement ornemental. Ils peuvent aussi être nourriciers. Faire un potager partagé au travail, pouvoir suivre leur croissance au quotidien, et déguster les légumes ainsi produits, sont autant d’occasion de favoriser le bien-être au travail. Les effets favorables des plantes dans les bureaux ont déjà été largement démontrés, mais bénéficier d’un espace vert écologique est également positif.

Un soutien à la biodiversité :

La permaculture, c’est aussi penser par strates (étage des arbres, des arbustes, des légumes, etc.). Or, la plupart des espaces verts que nous rencontrons dans le milieu professionnel se résument à du gazon, et quelques arbustes. Cela ne laisse pas de place à la multitude d’espèces locales de la faune et de la flore. Chaque mètre carré cultivé en permaculture et un mètre carré gagné pour la biodiversité. Abords de parking, entrées vertes, terrasses ou patio : les espaces sont nombreux.

Du producteur au consommateur :

Cultiver ses plantes sur le lieu de travail, c’est aussi ouvrir la porte à de nouvelles possibilités : un restaurant qui cuisinerait ses propres aromates ? Un salon de thé proposant un thé à la menthe… cultivé dans le patio ? Tout cela est possible selon les infrastructures.

Une culture sobre :

A l’heure des économies d’eau et d’énergie, il est contradictoire de voir certains espacessobriété arrosage automatique permaculture verts très arrosés. Et pour cause : si les essences plantées ne sont pas choisies en fonction du terrain et du climat, elles nécessiteront de nombreuses ressources pour survivre. Factures élevées pour les entreprises ou communes propriétaires, et pour la planète, une réflexion en amont permet pourtant d’anticiper tout cela. Nous avons déjà pu voir que la permaculture implique un temps d’observation du terrain. Ce même temps permet de choisir les bonnes plantes, peu gourmandes, et le plus possible nourricières.

Un changement de mentalité nécessaire :

Si ces perspectives ont l’air si bonnes, vous pouvez vous demander légitimement pourquoi vous ne pouvez pas manger les fruits d’un verger planté en bas de votre immeuble, ou déguster à la cantine de votre entreprise une tomate qui aurait poussé à 20 mètres de votre bureau.
Rappelons-nous de nos anciens cours d’économie, et de la manière dont l’offre et la demande peuvent s’influencer. A l’heure actuelle, les véritables alternatives écologiques sont encore trop peu présentes sur le marché. Elles le deviendront quand le grand public les demandera davantage.

potager espace vert
Il y a encore peu, il était question de « minéralisation » du paysage. Graviers et pierres peuvent créer un espace ornemental élégant, et nécessitent peu d’entretien. Mais ils laissent aussi peu de place aux plantes et insectes pour créer un écosystème pérenne.
Si vous souhaitez voir davantage de nature dans votre vie quotidienne, cela peut être très simple : parler en à votre entourage, vos collègues, vos amis. Suggérez des aménagements à votre direction, ou à vos salariés. Vous pouvez entamer une réflexion pour partager mieux l’espace avec les autres (humains, mais aussi végétaux, animaux et insectes).

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