Le paillage


Dans la nature, il n’y a aucun sol à nu, donc en toute logique le sol de notre jardin ne doit jamais être à nu et ne doit pas être travaillé, ce qui signifie que les nutriments sont toujours apportés en surface, sous forme de paillage. Cette technique consiste à recouvrir le sol de matériaux pour le nourrir et/ou le protéger.

Le paillage a plusieurs fonctions :

  • Tuer les herbes en les privant de lumière ;
  • Conserver l’eau en réduisant l’évaporation, donc limiter les arrosages ;
  • Protéger le sol du soleil, du vent et de la pluie pour freiner l’érosion et, à l’inverse, le phénomène de battance des sols argileux (tassement de la terre sous l’action de la pluie) ;
  • Créer un refuge pendant l’hiver pour les insectes utiles au jardin ;
  • Favoriser la vie microbienne du sol ;
  • Améliorer la structure du sol en apportant des nutriments et de la matière organique.

 

On distingue trois types de paillages :

  • Le paillage de désherbage ;
  • Le paillage de plantation (idem au précédent mais avec des trous creusés dedans pour y disposer les plantes) ;
  • Le paillage d’entretien (dans les jardins déjà établis).

paillage

Le paillage de désherbage occupe le sol pendant quelques mois avant la plantation afin de tuer les herbes dessous, puis il est retiré au moment de planter. Il convient aux sols présentant un sérieux problème d’herbes vivaces. Ce paillage peut être installé du printemps à l’automne principalement. Les matériaux le composant sont les suivants :

  • Une bâche plastique noire (pas écologique mais très efficace) ;
  • Des cartons non imprimés (c’est-à-dire sans écritures dessus).

 

Le paillage de plantation convient aux sols avec moins d’herbes vivaces. Son avantage par rapport au précédent est le fait que l’on ne soit pas obligé d’attendre pour planter. Ce genre de paillage permet deux actions :

  • Limiter les adventices ;
  • Apporter de la matière organique.

Ce paillage est une sorte de lasagne avec les matériaux suivants :

  • Cartons ;
  • Fumier partiellement décomposé ;
  • Paille, foin (attention aux graines) ;
  • Roseaux, fougères ;
  • Tonte de gazon en fine couche.

Il faut savoir que les pailles et les fougères, matériaux légers et bien aérés, évitent la pourriture des plantes sensibles.

 

Contrairement aux deux précédents qui sont ponctuels, le paillage d’entretien est permanent. Ses avantages sont les suivants :

  • Contrôle les herbes sans travail du sol ;
  • Diminue l’évaporation ;
  • Protège la surface du sol ;
  • Conserve la chaleur ;
  • Fournit un habitat aux insectes ;
  • Apporte de la matière organique ;
  • Réduit le besoin de faire du compost.

Par contre, il a aussi quelques inconvénients :

  • La récolte du matériau de paillage et le réapprovisionnement régulier, le paillage devant être d’environ 7 cm d’épaisseur ;
  • Il empêche les pluies légères de pénétrer le sol ;
  • Il peut causer le pourrissement de l’embase (collet racinaire) si on le place trop près des plantes ;
  • Il ralentit le réchauffement du sol au printemps ;
  • Il peut abriter des limaces.

Mais il est possible de bien gérer ces problèmes et les avantages sont considérables. Les matériaux pour réaliser ce paillage sont les mêmes que pour le précédent. Ainsi, le sol est nourri pas le paillage d’entretien. Le printemps est la meilleure période pour faire cette opération, car c’est le moment où les plantes ont besoin de nutriments.

Afin que ce type de paillage soit le plus optimal, il faut penser à quelques actions importantes :

  • Bien désherber le sol avant de disposer le paillage d’entretien ;
  • Ne pas pailler par vent fort ;
  • Ne pas pailler sur un sol gelé ;
  • Arroser avant et après avoir installé le paillage.

De plus, à la sortie de l’hiver, il faut penser à retirer le paillage pour que le sol se réchauffe, évitant ainsi la prolifération des parasites. En été, lors de longues périodes sèches, il faut penser à le retirer avant la pluie pour la laisser pénétrer dans le sol. En automne, il faut couvrir le sol pour lui permettre, une fois le printemps revenu, d’avoir une bonne texture et une importante fertilité.

 

Enfin, il faut savoir que les engrais verts ont également une vocation de paillage, que l’on appelle alors « paillage vivant ». Le trèfle, la vesce, la fève, la moutarde, la phacélie, le sarrasin, ou encore le seigle sont des engrais verts.

 

 

Et si ces explications vous ont donné envie de jardiner, voici justement le calendrier lunaire des jours à venir (du 25 au 31 janvier), accompagné d’un exemple de travaux à réaliser au jardin chaque jour : la Lune est ascendante l’ensemble de ces jours, c’est donc la période favorable aux semis.

Mercredi et jeudi, la Lune passe devant les constellations liées à l’élément « Feu ». C’est le moment, par exemple, de semer des fèves.

Vendredi et samedi, la Lune passe devant les constellations liées à l’élément « Terre ». C’est le moment, par exemple, de semer des carottes.

De dimanche à mardi, la Lune passe devant les constellations liées à l’élément « Air ». C’est le moment, par exemple, de semer des roses-trémières.

 

Alors bon jardinage !

 

Sophie

 

PS : Et pour ceux qui veulent en savoir davantage sur la question de jardiner avec la Lune, un article y est justement consacré : Et si vous jardiniez avec la Lune ?

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