Créer un jardin-forêt


Vous souhaitez jardiner de la manière la plus naturelle possible, tout en obtenant des récoltes abondantes ? Pensez au jardin-forêt !

jardin-forêt Robert Hart

Robert Hart

En le commençant dans les années 1960 sur une surface de 5000 m2, Robert Hart est le pionnier du jardin-forêt pour les climats tempérés. Il existe différentes définitions du jardin-forêt, parmi lesquelles les deux suivantes :
• Patrick Whitefield définit le jardin-forêt comme un jardin créé en suivant le modèle de la végétation indigène (climax), celle d’un bois naturel ;
• Franck Nathié définit le jardin-forêt comme l’art d’imiter la forêt, avec un mélange de plantes comestibles, pour retourner au jardin d’Eden.
Finalement, le jardin-forêt est la manière la plus naturelle de jardiner, puisque, sous nos latitudes, la nature tente toujours de revenir à la végétation d’un bois en milieu tempéré.

Les avantages du jardin-forêt :

Créer un jardin-forêt possède de nombreux avantages, permettant :
• L’auto fertilisation du sol ;
• L’autonomie, à terme ;
• Un jardin sans travail du sol ;
• Un jardin sans taille ;
• Une diversité de récoltes ;
• Une production importante dans son ensemble ;
• Des produits de qualité ;
• Un jardin esthétique.
Mais il possède aussi quelques inconvénients, à savoir :
• Il doit être bien conçu dès le départ ;
• Il faut posséder une bonne connaissance de son environnement ;
• Cela demande de l’investissement en temps et en argent, au départ ;
• Ce n’est pas un potager, donc la production est plus faible pour une même espèce de plantes ;
• Il faut s’adapter à la vie de la forêt, notamment à son rythme.

Une composition à étages :

Tout comme une forêt dotée de sept strates, le jardin-forêt possède également plusieurs étages :
• L’étage supérieur, formé par les arbres ;
• L’étage intermédiaire, formé par les arbustes et les arbrisseaux ;
• L’étage inférieur, formé par les légumes et les aromates ;
• L’étage vertical, formé par les lianes et autres plantes grimpantes ;
• L’étage non végétal, formé par les champignons.

Il n’est pas obligatoire d’avoir l’ensemble de ces strates qui représente l’idéal d’un jardin-forêt, mais qui suppose d’avoir un grand terrain. En effet, il est aussi possible de créer un jardin-forêt dans un espace plus restreint, par exemple dans un petit jardin urbain. Dans ce cas, le jardin-forêt sera composé de deux étages seulement : intermédiaire et inférieur.

La conception :

Pour concevoir un jardin-forêt, quatre grandes phases sont conseillées :
• L’observation (topographie du terrain, climat régional, microclimats, eau, qualité du sol, végétation en place, etc.). Pour cette phase, il est très important de cartographier et de noter l’ensemble des informations recueillies ;
• L’évaluation des besoins (végétation et structures déjà présentes, attentes de la famille en termes alimentaire et d’entretien) ;
• La conception (croquis d’ensemble et plans plus spécifiques, en commençant par dessiner l’étage supérieur, puis l’étage intermédiaire et enfin l’étage inférieur) ;
• La mise en œuvre (bien planifier l’ensemble, en étalant les coûts et le travail à fournir, ne pas hésiter à modifier son plan et ses choix de végétaux).

Bien entendu, pour créer un jardin-forêt comme il se doit de l’être, plusieurs éléments s’imposent :
• Bien connaître son sol (qualité du drainage en eau, structure du sol, qualité en nutriments, degré d’acidité ou d’alcalinité, etc.). Pour rappel, le sol étant vivant, il ne faut jamais retourner la terre, mais la nourrir avec du paillage ;
• Nourrir son sol naturellement grâce aux engrais verts et/ou au paillage qui retient également l’eau ;
• Bien choisir et associer ses plantes (associer des plantes revient à créer des guildes définies dans un article précédent) ;
• Créer des microclimats ;
• Choisir ses plantes en fonction de leur tolérance à l’ombre et à la lumière ;
• Créer des bordures pour favoriser la biodiversité ;
• Penser à la faune en général et aux insectes auxiliaires en particulier pour créer un équilibre naturel.

Ce qui est aussi important lorsque l’on débute, c’est de bien prendre le temps d’observer, d’utiliser l’environnement présent, de créer des synergies et surtout de démarrer petit. Ensuite, il suffit d’expérimenter et bien sûr, avant tout, de se faire plaisir !

 

Et si la création d’un jardin-forêt vous a donné l’envie de jardiner, voici justement le calendrier lunaire des jours à venir (du 21 au 30 octobre), accompagné d’un exemple de travaux à réaliser au jardin chaque jour : la Lune est descendante l’ensemble de ces jours, c’est donc la période favorable aux plantations.
Vendredi et samedi, la Lune passe devant les constellations liées à l’élément « Air ». C’est le moment, par exemple, de planter des marguerites d’automne.
Dimanche, la Lune passe devant les constellations liées à l’élément « Eau ». C’est le moment, par exemple, de planter de la rhubarbe.
De lundi à mardi, la Lune passe devant les constellations liées à l’élément « Feu ». C’est le moment, par exemple, de planter des arbustes fruitiers.
Mercredi est le jour d’un nœud lunaire ascendant, il ne faut donc pas jardiner.
De jeudi à dimanche, la Lune passe devant les constellations liées à l’élément « Terre ». C’est le moment, par exemple, de planter de l’ail.

Alors bon jardinage !

Sophie

PS : Et pour ceux qui veulent en savoir davantage sur la question de jardiner avec la Lune, un article y est justement consacré : Et si vous jardiniez avec la Lune ?

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