Pourquoi ne pas tenter un compost ? 2


Vous souhaitez davantage fertiliser votre sol, tout en recyclant vos déchets verts et vos épluchures de légumes ? Lancez-vous dans le compostage ! Il s’agit juste d’avoir un bac à compost (parfois distribué par la mairie de votre commune), d’un élément pour créer une tour et d’un jardin.

Quand nous mettons une dose d’engrais minéral ou organique, nous nourrissons directement la plante, c’est un effet booster mais qui ne dure pas sur le temps. Le compost, quant à lui, a une libération lente, donc il enrichit les plantes au fur et à mesure. Il est conseillé de faire deux apports de compost au jardin, en novembre et en avril-mai, en l’étalant sur la surface du sol.

composteur

Composteur

La taille idéale d’un composteur est de 1 m3. Un seul bac peut être possible, surtout si vous avez un petit jardin. Cependant, il est conseillé d’avoir deux composteurs (à installer préférentiellement au Nord du jardin) pour en avoir un que nous alimentons au fur et à mesure et l’autre prêt donc utilisable. Il est également recommandé d’avoir une tour servant de réserve de brun en attendant de le mettre dans le composteur. La tour peut être confectionnée en grillage permettant de déposer le brun à l’intérieur.

Le compost : comment ça marche ?

Dans le composteur, le brun et le vert doivent être mélangés, à raison de 50 % chacun.

Le vert regroupe l’ensemble des matières azotées, c’est-à-dire toutes les matières organiques encore fraîches et/ou vertes. Celles-ci rassemblent les fruits, les légumes, ou encore les herbes (non grainées, pour éviter qu’elles se développent dans le compost). Plus les matières sont coupées en petits morceaux, plus vite elles seront décomposées. Les noix dans le composteur apportent beaucoup d’oxygène et les coquilles d’œuf broyées du calcaire. Les matières organiques contiennent 80 % d’eau.

Aux matières organiques, il faut rajouter du carbone qui pompe l’eau des matières organiques. Le brun regroupe l’ensemble des matières carbonées, à savoir les matières végétales mortes, sèches et généralement brunes. Ces dernières regroupent la tonte sèche, les feuilles mortes, les brindilles, les branchages fins, mais aussi le papier, le journal, ou encore le carton. C’est très important d’avoir des brindilles de bois (sauf celles des résineux) dans le composteur : plus elles sont broyées finement, mieux c’est (très grand maximum 1 cm). C’est pour cela qu’il est conseillé d’avoir une réserve (une tour) de feuilles et de brindilles de bois.

Par contre, il faut prêter attention à ne pas mettre d’aiguilles de conifère qui risquent d’acidifier le compost, ni de feuilles dures (magnolias, troènes, etc.) car elles sont lentes à se décomposer. Il faut éviter de mettre de l’ail ou de l’oignon, car ce sont des vermifuges. Evitez de mettre des feuilles de rhubarbe, car c’est un insecticide naturel. Il vaut mieux éviter de mettre des agrumes, sauf si vous savez très bien maîtriser votre compost. Ne faut pas non plus mettre la tonte de gazon fraîche : il est préférable d’attendre quelques jours qu’elle sèche avant de l’incorporer dans le compost, autrement elle risque de le putréfier. Et bien évidemment, il ne faut pas non plus mettre n’importe quel reste de repas, comme de la viande, du poisson, des pâtes, etc.

compost

Comment démarrer son compost ?

Avant de démarrer le composteur, il faut lui faire une litière de brindilles de bois et d’une dizaine de centimètres de feuilles. En effet, les brindilles de bois apportent de l’oxygène en-dessous, elles apportent aussi de l’humus. Sans brindilles de bois, nous n’avons pas un bon compost. Ensuite, il suffit de mettre du brun et du vert à part égale environ et de remuer régulièrement le compost, par exemple à l’aide d’une fourche. Par contre, il ne faut pas mélanger le compost en hiver pour éviter que les vers aient froid. Il est même conseillé de mettre du paillage sur le compost lors de cette saison pour préserver sa chaleur.

Comment s’en servir, et l’entretenir ?

Une fois le compost prêt, il est préférable de le récupérer en passant par-dessus le bac et non pas en ouvrant la trappe du bas. Par contre, il faut penser à récupérer les vers du composteur pour les remettre dedans ensuite. Autrement, il est aussi possible de démouler entièrement le compost qui est prêt, de l’utiliser et d’amorcer un nouveau compost.

Une fois que nous avons récupéré le compost, nous pouvons le garder environ un an. Après, il se minéralise.

Le ver respire avec l’humidité. Donc l’humidité du compost est très importante. Pour savoir si le compost est suffisamment humide, nous pouvons prendre une poignée de compost.

Si en appuyant :

  • l’eau s’écoule, cela signifie qu’il est trop humide ;
  • le compost s’effrite, cela signifie qu’il est trop sec ;
  • de l’eau en sort et y rentre de nouveau, cela signifie que le compost est parfait.

Si le compost est trop sec, il faut rajouter de l’azote. Une autre manière de voir s’il est trop sec est la suivante : s’il y a des fourmis, c’est qu’il est trop sec.

Si le compost est trop humide, il faut rajouter du carbone. Et une autre manière de voir s’il est trop humide est la suivante : s’il y a l’asticot de la mouche, c’est qu’il est trop humide donc il se putréfie.

Si le compost ne chauffe pas, c’est qu’il n’y a pas de vie bactérienne. Dans ce cas, il faut rajouter des matières azotées, car il faut absolument que le compost chauffe.

Quand le compost sent trop mauvais, il faut le refaire entièrement.

Le vermicompost est une solution quand on manque d’espace :

Et pour ceux qui n’ont pas l’espace pour avoir un composteur, il est possible de réaliser un vermicompost qui peut être installé dans la cuisine, d’autant qu’il ne ver vermicomposteurdégage aucune mauvaises odeurs. Il suffit d’avoir deux caisses posées l’une sur l’autre avec des petits trous dans le fond de la caisse du dessus et de procéder de la même manière que pour un composteur. Dans le vermicompost, nous pouvons faire 60 % de matières organiques et 40 % de matières carbonées. Il faut apporter une poignée de sable ou des coquilles d’œuf broyées. Par contre, il ne faut pas mettre d’agrumes, d’ail, d’oignon, d’échalotes, de rhubarbe. Il vaut mieux aussi éviter de mettre des pommes de terre ou leurs pelures, car la pomme de terre se détériore trop lentement.

Le résultat du vermicompost étant de l’engrais pur, il ne faut donc pas l’utiliser comme le compost, mais comme un engrais : il se mélange à de l’eau, à savoir l’équivalent d’une balle de golf pour 10 litres d’eau.

Et si la fabrication d’un compost ou d’un vermicompost vous a donné envie de jardiner, voici justement le calendrier lunaire des jours à venir (du 11 au 18 juin), accompagné d’un exemple de travaux à réaliser au jardin chaque jour :

La Lune est descendante l’ensemble de ces jours, c’est donc la période favorable aux plantations.

  • Samedi, la Lune passe devant les constellations liées à l’élément « Feu ». C’est le moment, par exemple, d’éclaircir les pommes. Il est aussi possible de récolter les fraises et les framboises.
  • Dimanche est le jour d’un nœud lunaire ascendant, il ne faut donc pas jardiner.
  • Lundi et mardi, la Lune passe devant les constellations liées à l’élément « Terre ». C’est le moment, par exemple, de récolter les pommes de terre primeur.
  • Mercredi, la Lune est à son apogée, il ne faut donc pas jardiner.
  • Jeudi et vendredi, la Lune passe devant les constellations liées à l’élément « Air ». C’est le moment, par exemple, d’installer des plantes aquatiques si vous avez un bassin dans votre jardin. Il est aussi possible de récolter les fleurs mâles des courgettes pour les consommer en beignets jeudi et de couper les delphiniums qui ont fini de fleurir vendredi.
  • Samedi, la Lune passe devant les constellations liées à l’élément « Eau ». C’est le moment, par exemple, d’éclaircir les salades.

Alors bon jardinage !

Sophie

PS : Et pour ceux qui veulent en savoir davantage sur la question de jardiner avec la Lune, un article y est justement consacré : Et si vous jardiniez avec la Lune ?


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

2 commentaires sur “Pourquoi ne pas tenter un compost ?

    • Julie

      Merci Jacky pour votre soutien !
      N’hésitez pas a nous faire connaitre vos suggestions si vous souhaitez que nous traitions certains sujets. Et si vous aussi vous passez au compostage, nous serions ravis d’avoir votre témoignage.
      A bientôt,