Le bois-énergie


Vous souhaitez chauffer votre habitat le plus écologiquement possible, mais vous ne connaissez pas très bien les possibilités, notamment celles du bois-énergie ? Voici quelques informations à ce sujet.

Lorsque l’on choisit un type d’énergie pour se chauffer, il est intéressant de regarder les paramètres suivants :

  • L’utilisation ;
  • Le coût ;
  • Le confort.

Quand on choisit de se chauffer au bois, il faut se poser des questions pratiques, concernant les besoins et le stockage :

  • L’appareil va-t-il être un appoint à une source principale ?
  • Ce nouvel appareil va-t-il produire notre chauffage et notre eau chaude sanitaire ?

Ces questions sont importantes car elles vont déterminer vers quel type d’appareil il faut se tourner :

  • Soit un appareil dit indépendant (ne produisant que de la chaleur) ;
  • Soit une chaudière produisant la chaleur et l’eau chaude sanitaire.

Le type d’appareil va également être guidé par l’espace qui peut être alloué au bois : soit on le stocke à l’intérieur, soit à l’extérieur, mais il faut penser que le bois prend de la place. Le conditionnement de bois qui prend le moins de place par rapport à son potentiel énergétique, ce sont les granulés. Ainsi, peu d’espace implique un poêle à granulés.

Les aspects réglementaires :

La Réglementation Thermique de 2012 (RT2012) aide la filière bois, en appliquant des ratios pour que l’on puisse installer des appareils de chauffage au bois.  Par contre, la RT2012 privilégie les poêles à granulés.

Dans le cas d’une construction neuve, on peut installer un chauffage au bois suivant plusieurs conditions :

  • L’une d’elle est que l’appareil soit équipé d’une régulation thermique : on peut installer un chauffage au bois, type poêle, comme chauffage principal uniquement si l’appareil possède un système de régulation et si la surface habitable (hors salle de bains) fait moins de 100m². Dans les salles de bains, il faut toujours installer un appoint électrique, idem pour les chambres. Si le dimensionnement est bien réalisé, le poêle pourra chauffer convenablement les chambres et l’appoint est donc superflu, mais pour des raisons réglementaires, il faut en installer un.
  • Le deuxième cas de figure présente un appareil indépendant sans système de régulation thermique : Si le poêle n’a pas de régulation, il ne peut pas être installé comme chauffage principal unique pour les pièces de vie hors chambre et salle de bains. Pour les chambres, sa part est également réduite.

Ces contraintes réglementaires obligent les fabricants à développer des systèmes ingénieux de régulation sur la température pour que leurs appareils puissent être conformes. Cela écarte également automatiquement certains types de chauffage pourtant très efficaces, comme le poêle de masse.

Les différents combustibles provenant du bois :

Il existe de nombreux combustibles provenant du bois, les plus connus étant les bûches classiques et le bois de rebus. Depuis quelques années, on voit apparaître les résidus issus de la sylviculture, comme les écorces et les plaquettes. Les combustibles les plus « sophistiqués » provenant du bois sont les granulés et les briquettes. Nous allons nous concentrer sur seulement trois de ces combustibles :

  • Bûches ;
  • Plaquettes ;
  • Granulés.

 

bois Bûches

Bûches

Les bûches sont le combustible le plus connu. Il faut bien choisir son bois avec un bon taux d’humidité inférieur à 20% et un pouvoir calorifique important, donc il faut utiliser des feuillus durs (chêne, hêtre, bouleau, frêne, …). Les résineux ont un bon pouvoir calorifique, mais il faut les éviter car ils encrassent les appareils.

bois Plaquettes

Plaquettes

Les plaquettes sont des sous-produits de la sylviculture qui possèdent un meilleur pouvoir calorifique que les bûches et qui sont fabriquées par déchiquetage des parties que constitue le bois. C’est un bon moyen de valorisation d’un sous-produit agricole (au même titre que la paille).

bois Granulés

Granulés

Les granulés (ou pellets) sont la forme la plus efficace énergétiquement issue du bois. Ils sont principalement issus du compactage des résidus de scieries comme les sciures et copeaux provenant directement de la sylviculture. Ils sont faciles à stocker et on peut automatiser des systèmes de chauffage (vis sans fin et silo). Leur seul problème est qu’on ne peut pas les fabriquer nous-mêmes, contrairement aux deux autres combustibles.

 

Choisir son combustible :

Chaque combustible à des forces et des faiblesses. Avant de choisir le combustible, il faut regarder plusieurs choses, comme :

  • Le prix ;
  • L’approvisionnement ;
  • Le stockage ;
  • Le type d’appareil que l’on va mettre en place.

Il existe de nombreuses certifications et marques qui permettent d’avoir des combustibles de qualité. Concernant les certifications :

  • Pour le bois-bûches : NF bois de chauffage ;
  • Pour les granulés : NF granulés biocombustibles, DIN plus (origine allemande) et EN plus.

Concernant les marques :

  • Pour le bois-bûche : France bois-bûche, le bois de feu (ONF Energie) ;
  • Pour les granulés : Grain de feu (ONF Energie) ;
  • Pour les plaquettes : Forêt Energie (ONF Energie).

Plus le matériau est grossier plus les prix sont bas. Les granulés peuvent paraître chers, mais ils ont une meilleure combustion, un meilleur stockage et un meilleur entretien.

Les appareils fonctionnant au bois :

Il existe deux types d’appareil de production de chaleur :

  • Les appareils indépendants qui produisent uniquement de la chaleur ;
  • Les appareils de chauffage central qui peuvent fournir de l’eau chaude sanitaire, en plus de la chaleur.

Les vieilles cheminées ouvertes sont à bannir : elles ont un rendement de 10%, ce qui est très faible par rapport aux appareils actuels. On peut améliorer leur efficacité en intégrant un insert, ou en faisant un foyer fermé. Celui-ci s’installe avant le montage de la cheminée. L’insert pour cheminée s’installe dans une cheminée déjà existante. Ainsi, ça permet de passer de 10-15% à 70% de rendement.

Les poêles à bûches sont des poêles classiques utilisant le bois-bûche comme combustible. Ils ont un bon rendement, mais ils doivent toujours être à leur puissance nominale pour éviter des pertes et développer une mauvaise combustion. Il est très difficile de garder le poêle à son optimum énergétique et la production de chaleur est en dents de scie. Leur installation est peu coûteuse et le combustible facile d’accès.

Les poêles à granulés sont de qualité avec un très bon rendement. Ils permettent également l’automatisation et intègrent une régulation idéale pour la RT2012. Ils sont simples à installer, mais demandent plus d’investissement, tant dans le matériel que dans le combustible.

Les poêles à accumulation sont la Rolls des poêles, avec des rendements très élevés dus à la forte inertie du système, souvent construit en pierre. L’investissement est important. Leurs problèmes, hormis leur prix, sont surtout leur poids (minimum une tonne) et leur taille (ils ne conviennent pas aux appartements ou aux petites maisons). Il est très difficile de faire passer un poêle de masse dans la RT2012 car d’une part, ils n’ont pas de système de régulation et d’autre part, ils sont souvent réalisés par des artisans, donc ils ne sont pas industrialisables. Ce sont de véritables œuvres d’art. Ces poêles reviennent au goût du jour de par leur beauté, mais aussi leur rendement. L’auto-construction est également possible. Ils peuvent cumuler plusieurs fonctions. La production de chaleur est idéale car elle se fait à basse température (principalement du rayonnement). Le déphasage est important, donc il y a une restitution de la chaleur dans le temps.

Les fabricants ont fait de gros progrès et ils proposent maintenant des appareils de très bonne qualité. Le label flamme verte est un critère de qualité pour choisir un poêle.

Les chaudières peuvent réaliser plusieurs fonctions :

  • Chauffer ;
  • Produire de l’eau chaude sanitaire ;
  • Stocker l’énergie.

Elles peuvent chauffer grâce à un système central et produire de l’eau chaude sanitaire.

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Les chaudières les plus efficaces sont celles à combustion inversée :

  • Bonne qualité de combustion ;
  • Très bonne optimisation des entrées d’air.

La particularité de ce mode de combustion est le développement des flammes au travers de la grille de support du combustible. Ce mode de combustion permet le séchage du bois au-dessus du foyer, hors de la zone de combustion. La localisation des arrivées d’airs primaire et secondaire prend alors toute son importance.  La combustion obtenue est de bonne qualité, l’émission de polluants est encore réduite, sauf aux phases de ralenti. Le rendement atteint 65 % environ. Les chaudières à combustion inversée sont les plus efficaces car elles optimisent les entrées d’air. Dès lors que l’on stocke le surplus de chaleur avec l’hydroaccumulation, le potentiel est supérieur en rendement et en qualité. L’hydroaccumulation permet de stocker l’énergie produite par la chaudière et de la restituer quand on en a besoin. C’est aujourd’hui le meilleur système de chauffage central utilisant une chaudière à bûches. Il permet d’utiliser la chaudière à sa puissance nominale et donc d’éviter une corrosion due aux gaz de combustion issus d’une combustion incomplète. Cette technique consiste à coupler à la chaudière un ballon d’eau chaude parfaitement isolé, chargé de stocker le surplus de chaleur généré lors de la combustion d’une charge de bois et de le restituer lors de l’arrêt de la chaudière.

Les autres types de chaudières sont :

  • A combustion montante : classiques et peu efficaces ;
  • A combustion horizontale : dissocie la combustion, rendement supérieur à la combustion montante.

La cogénération produit de la chaleur et de l’électricité en même temps. Elle permet un rendement très important car il y a une valorisation de la « chaleur fatale ». C’est une grosse installation pour cause de rentabilité, donc elle est à réserver à l’industrie. Il se développe des micro-générations pour les particuliers.

Les prix varient forcément beaucoup, suivant le type et la qualité de l’appareil : d’un simple poêle à bûche traditionnel à 1000 euros installé, on peut aller jusqu’à plus de 15 000 euros pour un poêle de masse façonné à la main. En ce qui concerne les chaudières, les prix sont dès le départ plus élevés, mais les technologies mises en place sont plus évoluées (hydroaccumulation, automatisation, tirage forcé,…). C’est un investissement important et il est donc essentiel de se rapprocher de professionnels qualifiés et de fabricants certifiés, afin d’avoir un bon dimensionnement et de choisir l’appareil qui conviendra le mieux aux besoins du foyer.

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Des aides existent :

Par ailleurs, il existe aussi de nombreuses aides qui peuvent contribuer au financement d’un tel projet, mais il faut satisfaire à certaines conditions sur le matériel :

  • TVA : 5,5 % pour le matériel éligible au crédit d’impôt, 10 % dans les autres cas (matériel entrant dans des travaux d’amélioration de logements achevés depuis plus de 2 ans) ;
  • Crédit d’impôt : 30 % du coût TTC des équipements (montant plafonné) à compter du 1erseptembre 2016.  Les taux peuvent évoluer, donc il faut se renseigner au moment des travaux (appareils à rendement supérieur ou égal à : 70  % pour les poêles et inserts), 80  % pour les chaudières à chargement manuel,  85 % pour les chaudières à chargement automatique ;
  • Eco prêt à taux zéro maximum de 20 000 ou 30 000 € selon les travaux envisagés (chaudière bois de classe ≥ 3, poêle bois, foyer fermé, insert à rendement supérieur à 70 %) ;
  • ANAH : subvention de 35 ou 50 % du montant total sous conditions, prime de 1600 € ou 2000 € en fonction du revenu (systèmes garantissant une amélioration de la performance énergétique du logement d’au moins 25 %).

En Gironde, deux organismes peuvent vous répondre rapidement. Ce sont des experts en économie d’énergie et développement durable, accompagnant les particuliers dans leurs projets (techniques et financiers) :

 

Et si vous souhaitez jardiner, voici justement le calendrier lunaire des jours à venir (du 17 au 26 novembre), accompagné d’un exemple de travaux à réaliser au jardin chaque jour : la Lune est descendante l’ensemble de ces jours, c’est donc la période favorable aux plantations.

Jeudi et vendredi, la Lune passe devant les constellations liées à l’élément « Air ». C’est le moment, par exemple, de planter des crocus.

Samedi et dimanche, la Lune passe devant les constellations liées à l’élément « Eau ». C’est le moment, par exemple, de planter de la rhubarbe.

Lundi, la Lune passe devant les constellations liées à l’élément « Feu ». C’est le moment, par exemple, de planter des arbres fruitiers.

Mardi est le jour d’un nœud lunaire ascendant, il ne faut donc pas jardiner.

De mercredi à samedi, la Lune passe devant les constellations liées à l’élément « Terre ». C’est le moment, par exemple, de récolter les ocas du Pérou.

Alors bon jardinage !

Guillaume et Sophie

PS : Et pour ceux qui veulent en savoir davantage sur la question de jardiner avec la Lune, un article y est justement consacré : Et si vous jardiniez avec la Lune ?

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