Quelles sont les différences entre la permaculture et l’agroécologie ?


Et non, la permaculture et l’agroécologie ne sont pas identiques ! La grande différence entre les deux, c’est que la seconde ne concerne que l’espace de culture tandis que la première est davantage un mode de vie.

La permaculture est holistique : elle englobe non seulement l’espace de culture, mais aussi le lieu de vie, les êtres humains et leurs interrelations. L’agroécologie relie également les éléments entre eux, mais seulement sur l’espace de culture.

Ainsi grâce à la gestion écologique du site, elle prend en compte la spécificité du terrain (notamment les conditions géographiques et climatiques), la biodiversité locale avec les associations de plantes, les micro-organismes du sol, l’installation ou le maintien de haies pour accueillir la faune, ou encore l’utilisation réfléchie de l’eau. L’agroécologie fait surtout appel aux connaissances en agronomie. La permaculture, quant à elle, prend en compte les mêmes composantes que l’agroécologie et va encore au-delà, en y associant l’ensemble des éléments compris sur le site.

Elle intègre tous ces éléments dans des zones, par le biais d’un design, pour mieux les optimiser : de la zone 0 (le lieu de vie), en passant par la zone 1, où l’on va tous les jours donc accueillant tout ce qui est le moins autonome (les plantes annuelles par exemple) et jusqu’à la zone 5 qui reste sauvage.

La permaculture étant pensée sur sept générations, les notions de durabilité et de résilience sont entièrement incluses. Et pour que ces deux termes soient viables, non seulement la permaculture s’appuie sur trois éthiques, douze principes et des techniques spécifiques à chaque terrain et localité, mais en plus elle fait en sorte qu’un élément remplisse plusieurs fonctions et qu’une fonction soit remplie par plusieurs éléments.

Du coup, la permaculture est un concept complexe, englobant tout en synergie, donc faisant appel à des connaissances dans tous les domaines (paysage, énergie, bâti, sociologie, climatologie, géomorphologie, faunistique, etc.).

De ce fait, la permaculture implique de réaliser des expérimentations.

Et si vous souhaitez mettre en application ces concepts en y rajoutant même encore un élément, voici justement le calendrier lunaire des jours à venir (du 14 au 20 mai), accompagné d’un exemple de travaux à réaliser au jardin chaque jour :

La Lune est descendante l’ensemble de ces jours, c’est donc la période favorable aux plantations.

Samedi, la Lune passe devant les constellations liées à l’élément « Feu ». C’est le moment, par exemple, de planter des courgettes et des concombres.

Dimanche est le jour d’un nœud lunaire ascendant, il ne faut donc pas jardiner. Si malgré tout vous ne souhaitez pas rester sans rien réaliser au jardin, vous pouvez créer une petite fontaine que vous pourrez intégrer dans une partie « zen » de votre jardin.

De lundi à jeudi, la Lune passe devant les constellations liées à l’élément « Terre ». C’est le moment, par exemple, de planter des pommes de terre.

Vendredi, la Lune passe devant les constellations liées à l’élément « Air ». C’est le moment, par exemple, de tailler les jacinthes, en supprimant uniquement la hampe florale pour en garder le feuillage intact.

Alors bon jardinage !

Sophie

PS : Et pour ceux qui veulent en savoir davantage sur la question de jardiner avec la Lune, un article y est justement consacré : Et si vous jardiniez avec la Lune ?

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