Quelles sont les différences entre l’Agriculture Biologique et l’Agriculture Raisonnée ?


Que ce soit l’Agriculture Biologique ou l’Agriculture Raisonnée, ces deux systèmes de production agricole tendent le plus possible vers un respect de l’environnement. Ainsi, ils évitent autant que possible d’utiliser des pesticides.

Avant tout, remémorons-nous la définition des pesticides : ce sont des substances chimiques phytopharmaceutiques (encore appelées phytosanitaires, pour soigner ou prévenir les maladies des végétaux) et zoosanitaires (pour soigner ou prévenir les maladies des animaux). Ils permettent de lutter contre tout organisme considéré comme nuisible. Ainsi, les pesticides regroupent les insecticides (contre les insectes), les fongicides (contre les champignons), les herbicides (contre les végétaux) et les parasiticides (contre les parasites).

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L’agriculture biologique :

Concernant l’Agriculture Biologique, c’est un mode de production régit par une réglementation imposant un cahier des charges rigoureux. Parmi les principales obligations, le système de gestion doit être durable, avec un respect de la biodiversité, une rotation des cultures et le recours à la lutte biologique uniquement en cas de nécessité. L’usage des pesticides n’est autorisé qu’en dernier recours : il doit être justifié et limité. Dans ce cas, la réglementation impose de n’utiliser que des produits phytopharmaceutiques issus d’une liste très stricte parmi  7 catégories de substances actives autorisées.

D’autre part, La réglementation impose des contrôles annuels, ainsi que des visites inopinées, réalisés par des organismes certificateurs agréés par L’INAO (Institut National de l’Origine et de la Qualité) et accrédités par le COFRAC (Comité Français d’Accréditation).

Pour se diriger vers l’agriculture biologique, une période de transition entre un mode de production en agriculture conventionnelle et un mode de production en Agriculture Biologique est obligatoire. Cette période varie selon le type de production :

  • Pour les productions végétales, la période de transition dure deux ans avant l’ensemencement pour les cultures annuelles et trois ans avant la récolte pour les cultures pérennes.
  • Pour les productions animales, la période de transition varie suivant les espèces : par exemple, elle est de six semaines pour les poules pondeuses, ou encore d’un an pour les bovins destinés à la production de viande.

La période de transition passée et validée par un organisme certificateur, l’agriculteur obtient la certification « Agriculture Biologique ».

L’agriculture raisonnée :

Concernant l’Agriculture Raisonnée, il faut tout d’abord préciser que cette démarche est intégrée au sein d’une certification plus globale : la certification environnementale des exploitations agricoles. Encadrée par la Commission Nationale de Certification Environnementale (CNCE), cette certification contient trois niveaux dont le plus élevé est le label « Agriculture à Haute Valeur Environnementale » (HVE), fondé sur une obligation de résultats.

L’Agriculture Raisonnée bénéficie d’une reconnaissance totale au niveau 2. Ce niveau impose de respecter un référentiel comportant 16 exigences tendant vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement et conçues pour s’intégrer dans la gestion quotidienne de l’exploitation. Quatre domaines permettent d’atteindre le deuxième niveau : le maintien de la biodiversité, l’utilisation raisonnée des produits phytosanitaires, le stockage et l’apport réfléchi des fertilisants, enfin la gestion de la ressource en eau.

D’autre part, la certification impose une évaluation de l’exploitation agricole par un organisme certificateur tous les trois ans.

En conclusion, l’Agriculture Biologique impose des résultats, contrairement à l’Agriculture Raisonnée, mais aucune des deux n’est totalement écologique. Autrement, si vous recherchez un système de production agricole encore plus poussé, vous pouvez vous diriger vers l’agroécologie, ou encore mieux car plus global : la permaculture ! Un article est consacré à ces deux types de production agricole : Quelles sont les différences entre la permaculture et l’agroécologie ?

Et si vous souhaitez mettre en application ces concepts en rajoutant même un élément, voici justement le calendrier lunaire des jours à venir (du 23 au 30 juillet), accompagné d’un exemple de travaux à réaliser au jardin chaque jour :

la Lune est ascendante l’ensemble de ces jours, c’est donc la période favorable aux semis.

Samedi est le jour d’un nœud lunaire descendant, il ne faut donc pas jardiner.

Dimanche, lundi et mardi, la Lune passe devant les constellations liées à l’élément « Eau ». C’est le moment, par exemple, de récolter les herbes aromatiques.

Mercredi, la Lune est à son périgée, il ne faut donc pas jardiner.

Jeudi, vendredi et samedi, la Lune passe devant les constellations liées à l’élément « Terre ». C’est le moment, par exemple, de semer des radis.

Alors bon jardinage !

Sophie

PS : Et pour ceux qui veulent en savoir davantage sur la question de jardiner avec la Lune, un article y est justement consacré : Et si vous jardiniez avec la Lune ?

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